Abeille visitant une fleur de citrouille

Un atlas des insectes pour dénoncer l’utilisation des pesticides

Plus de 40% des espèces d’insectes sont en déclin dans le monde à cause de l’agriculture industrielle et de la forte application des pesticides de synthèse et cela constitue une sérieuse menace sur la sécurité alimentaire, déplorent un consortium d’ONGs — Friends of the Earth Europe et l’institut Heinrich Böll.
Les insectes maintiennent l’équilibre écosystémique de la planète et assurent notre production alimentaire. Ces organisations publient un Atlas des Insectes dénonçant l’utilisation des pesticides.

Des agriculteurs en train de recolter des tomates

Gestion Intégrée de la Noctuelle de la Tomate en Milieu Paysan : Cas de deux Sites au Niger

Suite à des attaques de ravageurs sur la tomate, nous étions dans les villages de Dambou Beri et Karey Gorou (Région de Tillabéri), où des agriculteurs ont demandé l’expertise du cabinet Bioengineering and Agribusiness Consulting. Il s’agit de la larve de la noctuelle de la tomate, un des plus importants insectes ravageurs de la tomate au Niger.

Sur les sites de Dambou Beri et Karey Gorou, les agriculteurs de tomate sont confrontés, chaque année, à des attaques de la noctuelle de la tomate. Cette dernière est connue pour les galeries qu’elles creusent dans les fruits, ce qui rend très difficile la lutte.

La noctuelle de la tomate est un papillon de nuit dont les larves sont des chenilles qui s’attaquent aux fruits. Connue sous le nom scientifique Helicoverpa armigera, au Niger, les agriculteurs l’appellent Maijigida ou Timati nôni, respectivement en Haoussa et en Zarma. Sur la tomate, son occurrence est beaucoup plus importante pendant la saison froide entre décembre et février.

Comment reconnaître la noctuelle de la tomate ?

A l’âge adulte, la noctuelle de la tomate est un papillon à mœurs nocturne. La larve est une chenille de couleur (verte, jaune, marron-noirâtre) et présente un épiderme lisse ou très peu velues. Après l’éclosion, la chenille s’alimente d’abord sur les jeunes bourgeons et les fleurs avant de pénétrer dans les fruits. Cela se matérialise par la présence de petits trous sur les fruits.

Quand elle entre dans le fruit, la chenille peut passer inaperçue jusqu’à la maturité. Les fruits sont rongés et troués, y laissant des galeries et des déjections brunâtres, les rendant ainsi impropres à la commercialisation. La larve préfère s’alimenter sur les fruits verts et les galeries commencent généralement à proximité du pédoncule.

Pour savoir si la larve est entrée dans le fruit il suffirait de le casser en deux et on peut y voir la chenille. Il est également possible de trouver la chrysalide, surtout dans les fruits matures.

La noctuelle de la tomate, un facteur de vulnérabilité à l’insécurité alimentaire

La noctuelle de la tomate peut aussi provoquer la maturation précoce et la chute des fruits. En creusant les trous dans les fruits attaqués, des agents phytopathogènes (comme les moisissures) pourraient se développer à cause des blessures, provoquant ainsi la pourriture des fruits. Au Niger, ce phénomène pousse les petits agriculteurs à brader leurs récoltes ce qui augmente leur vulnérabilité.

Sur quelle autre plante peut-on trouver la noctuelle de la tomate ?

La noctuelle de la tomate est un insecte très polyphage et elle peut s’alimenter sur au moins 120 espèces de plantes. Parmi ces plantes on trouve la tomate, le poivron, l’oignon et le gombo. Les dégâts sont aussi rencontrés sur des cultures comme le niébé, le soja ou le maïs.

Dans son plan de rotation ou d’association, vous devez être capables de discerner ses plantes hôtes de celles qui ne le sont pas.

Comment lutter contre la noctuelle de la tomate ?

Bonnes pratiques agricoles

La lutte contre la noctuelle de la tomate passe d’abord par le respect des bonnes pratiques agricoles. Elle consiste à :

  • construire une clôture (haies vive ou morte) au tour des champs pour réduire la migration des papillons ;
  • réaliser un labour profond du sol (d’environ 10 à 20 cm) ;
  • identifier et détruire les mauvaises herbes hôtes de l’insecte ;
  • effectuer la rotation, tous les 2 ans, avec des plantes non hôtes de l’insecte ;
  • éviter d’associer (dans la même parcelle) les plantes hôtes de l’insecte telles que les solanacées ;
  • respecter les écartements entre les plants au moment du repiquage pour favoriser une meilleure répartition des pesticides au moment de l’application ;
  • ramasser puis détruire les fruits infestés et éviter de les jeter sur le sol ;
  • détruire les résidus de culture après la campagne ;
  • Harmoniser la lutte avec les champs environnants.

En respectant les consignes de bonnes pratiques, vous réduisez considérablement la pression parasitaire et cela accroît votre revenu.

La surveillance

Elle consiste à inspecter régulièrement la culture, notamment les jeunes fruits, afin de détecter les premières infestations. Une fois détecté, il est important d’arracher le fruit et d’éviter de le jeter dans le champ. La démarche consiste à :

  • Enlever le fruit attaqué ;
  • Le mettre dans un sachet plastique ;
  • puis procéder à la destruction du fruit (par le feu, si possible) .

Lutte chimique

En cas de nécessité d’utilisation de pesticides, il est important de raisonner la protection chimique avec des produits homologués par le CSP (Comité Sahélien des Pesticides) en :

  • respectant le seuil d’intervention ;
  • appliquant le pesticide avant que la chenille n’entre dans le fruit, la pulvérisation devrait être réalisée au coucher du soleil ou très tôt le matin ;
  • utilisant des produits contenant les matières actives suivantes : Abamectine, Chlorphyriphos (–éthyl), Cyperméthrine, Deltaméthrine, Emamectine benzoate, Indoxacarbe, Lambda-cyhalothrine.

Bonnes pratiques d’utilisation des pesticides

  • Respecter le seuil d’intervention ;
  • Respecter la dose et le délai entre le traitement et la récolte (2 semaines voire plus) ;
  • Eviter d’utiliser des pesticides systémiques au moment de la floraison :
  • à cause de la rémanence des pesticides qui peut durer plusieurs semaines et cela pourraient avoir des conséquences graves sur le consommateur.
  • Pour préserver l’environnement car c’est la période où les insectes pollinisateurs comme les abeilles, visitent les cultures.

Dans les endroits où le taux d’infestation de la noctuelle est élevé, des traitements peuvent être envisagés au moment de l’éclosion des œufs (dès qu’on observe des fruits troués). A ce niveau il est important de choisir les produits contenant une matière active ayant en même temps une activité larvicide et/ou ovicide (qui tue les œufs).

Ceci est une note entrant dans le cadre des activités menées par le Cabinet Bioengineering and Agribusiness Consulting (BAC) à travers son service de clinique des plantes à l’endroit des agriculteurs nigériens.

Contacter M. Salifou Aminou au numéro +227 93 30 25 75, pour plus d’informations, notamment sur les pesticides à utiliser.

Références citées

CABI, 2019. Helicoverpa armigera (cotton bollworm). Retrieved 2019-01-30.

Cunningham J.P. & al., 1999. Learning in Helicoverpa armigera (Lepidoptera: Noctuidae): a new look at the behaviour and control of a polyphagous pest. Bulletin of Entomological Research, 89, 201–207.

Czepak C. & al., 2013. First reported occurrence of Helicoverpa armigera (Hübner) (Lepidoptera: Noctuidae) in Brazil. Research Note, Pesq. Agropec. Trop., Goiânia, (43)1, 110-113.

EFSA Panel on Plant Health, 2014. Scientific Opinion on the pest categorization of Helicoverpa armigera (Hübner). EFSA Journal, 12(10), 3833.

De Freitas Bueno A. & Sosa-Gómez, D.R., 2014. The old world bollworm in the neotropical region: The experience of brazilian growers with Helicoverpa armigera. Outlooks on Pest Management.

Sosa-Gómez D.R., & al., 2016. Timeline and geographical distribution of Helicoverpa armigera (Hübner) (Lepidoptera, Noctuidae: Heliothinae) in Brazil. Revista Brasileira de Entomologia 60, 101–104.

Comment citer l’article ?

Salifou, A. & Bachir, B.I., 2019. Gestion Intégrée de la Noctuelle de la Tomate en Milieu Paysan : Cas de deux Sites au Niger. VegNote, Vol.2 : n°1. Clinique de plante : Centre pour la Sécurité Alimentaire et Nutritionnelle au Niger.

Larve de Spodoptera frugiperda sur epi de maïs

La FAO lance un guide lutte intégrée contre la chenille légionnaire du maïs en Afrique

Lutte intégrée contre la chenille légionnaire d’automne dans les cultures de maïs : Un guide pour les champs-écoles de producteurs en Afrique

Face à l’infestation de millions d’hectares de maïs (pour la plupart appartenant à des petits agriculteurs) et à la propagation incessante de la chenille légionnaire d’automne à travers l’Afrique, la FAO (Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture) a élaboré un guide de lutte intégrée contre le ravageur. Ce guide est conçu pour aider tous les acteurs impliqués dans l’appui conseil agricole à combattre efficacement le ravageur.

Originaire des Amériques, la chenille légionnaire d’automne (Fall Armyworm en anglais) connue sous le jargon scientifique Spodoptera frugiperda est un redoutable ravageur du maïs récemment apparu en Afrique (en 2016) dont le Niger (officiellement déclarée en 2017). Ce ravageur présent actuellement dans 44 pays africains se nourrit sur plus de 80 espèces de plantes, dont le maïs, un aliment de base pour plus de 300 millions de familles de petits exploitants en Afrique. Le papillon de cet insecte possède d’extraordinaires capacités de migration. Ainsi, il peut parcourir jusqu’à 100 km en une seule nuit. Cela veut dire que le ravageur peut migrer d’un champ de maïs infesté se trouvant dans l’Etat de Katsina au Nigeria pour attaquer un autre se trouvant à Maradi au Niger en moins de 24 heures.

Le présent guide élaboré par un parterre d’experts contient des informations importantes, notamment des conseils sur l’identification ainsi que les technologies disponibles et les différentes méthodes pour gérer efficacement le ravageur.

Le guide s’appuie sur les expériences des agriculteurs et des chercheurs d’Amérique du Sud et d’Amérique du Nord qui ont vécus aux côtés du ravageur pendant plusieurs siècles ainsi que les nouvelles technologies et leçons apprises en Afrique. Les agriculteurs africains et le personnel d’appui conseil agricole (chercheurs, agents de vulgarisation, etc.) disposent à présent d’une trousse de conseils pratiques pour lutter efficacement contre la chenille.

Papillon de Spodoptera frugiperda

Papillon de la légionnaire d’automne obtenu après élevage

L’importance des dégâts causés et points de vigilance dans la lutte contre la chenille

Les dégâts sont causés par la chenille du papillon à mœurs nocturne. La chenille très vorace peut s’attaquer à presque toutes les parties de la plante (épi, feuille, tige, fleur). Ainsi, les dégâts provoqués par cet insecte représentent une menace importante pour la sécurité alimentaire, les moyens de subsistance et les revenus des producteurs ruraux. Selon les estimations du Centre for Agriculture and Biosciences international (CABI), la chenille légionnaire d’automne aurait provoquée des pertes de rendements entre 2,48 et 6,2 milliards de dollars par an, dans 12 pays producteurs de maïs en Afrique.

Champ de maïs attaque par Spodoptera frugiperda

Champ de maïs attaqué par les chenilles de la légionnaire d’automne

La chenille légionnaire d’automne, une menace sérieuse pour la sécurité alimentaire des ménages ruraux au Niger

Présente au Niger depuis 2016 (officiellement déclarée en 2017), la chenille a causé d’importants dégâts dans les plantations du maïs sur presque toute l’étendue du territoire national. Cependant, la crainte qui plane aujourd’hui auprès des experts, est que cet insecte très polyphage (qui se nourrit sur plusieurs plantes) s’attaque à des céréales clés comme le mil ou le sorgho. D’ores et déjà, on connait depuis longtemps que ses cousines à savoir Spodoptera exempta et Spodoptera littoralis s’attaquent aux cultures du mil et du sorgho, les principales céréales consommées par les ménages ruraux nigériens.

Il est vrai que le papillon de cet insecte possède d’excellentes capacités de vol, mais la  propagation des infestations est aussi favorisée par le transport transfrontalier d’un pays à l’autre. Dans un contexte d’insécurité alimentaire marqué par une mauvaise campagne agricole, des mesures idoines et urgentes doivent être prises par les autorités nigériennes pour éviter qu’une catastrophe ne se produise, comme c’est le cas pour beaucoup de pays à côté de nos frontières.

Les principales articulations du guide

Le guide pour les champs-écoles de producteurs en Afrique comporte 2 principales parties. La première partie concerne les informations techniques de base sur la chenille légionnaire d’automne. La deuxième décrit avec plus de détails la façon d’appliquer un schéma de lutte intégrée dans les champs-écoles paysannes. Tout cela se base sur les expériences des champs-écoles réalisées dans les sous-régions d’Afrique Occidentale, Centrale et Australe et les recommandations techniques des personnes ressources d’Amérique et d’ailleurs.

Perspectives de lutte contre la chenille légionnaire du maïs en Afrique

Avec ce guide, la FAO lancera un programme de formation de maître formateur à l’échelle continentale. L’objectif est ensuite de lancer un Programme de champs-écoles de producteurs pour toute l’Afrique destiné à la gestion durable de la chenille légionnaire d’automne. Pendant les cinq prochaines années, la FAO et ses partenaires veulent atteindre 10 millions d’agriculteurs à travers 40 000 champs-écoles de producteurs en Afrique.

Des travaux sont également en cours pour lancer une application de surveillance et d’alerte précoce de la chenille légionnaire d’automne à Madagascar, en Zambie et en Afrique du Sud. En outre, ces activités seront progressivement étendues sur l’ensemble du continent. Déjà testée, l’application permettra aux agriculteurs d’envoyer des informations essentielles liées à l’état de la santé des cultures, de les aider à produire des connaissances détaillées et fiables sur les niveaux d’infestation de la chenille, sur sa population adulte et sur les impacts des actions prises dans le cadre de la lutte contre ce ravageur.

Rédaction : Salifou Aminou, Bioengineering and Agri-Business Consulting
            Bachir Bounou Issoufa, Agribusiness Consulting

Sac de lâcher de Habrobracon hebetor en milieu paysan au Niger

La guêpe du futur pour la lutte biologique en milieu paysan

Sac de lâcher de Habrobracon hebetor en milieu paysan au Niger

© Garba M. DGPV, Capture d’écran

Habrobracon hebetor : la guêpe du futur pour la lutte biologique contre les ennemis des cultures en milieu paysan

Qu’est-ce que Habrobracon hebetor

Habrobracon hebetor est une petite guêpe parasitoïde (environ 4 mm) de la famille des Braconidae utilisée dans la lutte biologique contre plusieurs espèces de lépidoptères (papillons). C’est un ectoparasite larvaire c’est-à-dire un organisme qui se nourrit sur le tégument (tissu qui recouvre le corps des insectes) de l’hôte. Ce sont les « larves » de la guêpe qui se nourrissent des chenilles jusqu’à achever leur stade de développement larvaire. A l’émergence la petite guêpe adulte qui mesure 4 cm de long sort d’un petit cocon blanchâtre.

Habrabracon et lutte biologique contre la mineuse de l’épi de mil

H. hebetor est une espèce qui est largement repartie dans le monde notamment en Afrique, en Amérique, en Asie et en Europe. Une femelle peut pondre jusqu’à 180 œufs au cours de sa vie. La durée de vie de l’insecte est très courte et de nouveaux individus peuvent apparaître en une semaine. Au Niger, H. hebetor est principalement utilisée dans la lutte contre la chenille mineuse de l’épi de mil (Heliocheilus albipunctella), un plus des importants ravageurs du mil. Ce ravageur redoutable très connu des producteurs de mil peut causer des dégâts importants pouvant aller jusqu’à la perte totale des cultures.

Galerie de la mineuse de l'épi (Heliocheilus albipunctella)

© Salifou Aminou, CSAN Niger

Mode opératoire de la guêpe

En présence de la mineuse de l’épi, la première action de la guêpe est d’anesthésier sa proie en lui infectant un poison. Ensuite, elle pond des œufs sur l’hôte. Après l’éclosion, les jeunes larves s’accrochent au tégument et s’en nourrissant. Ainsi, elles consomment la chair de leur proie et la vidant complètement de son contenu. Au fur et à mesure qu’elle grandisse, la larve de la guêpe tisse un cocon dans lequel elle s’entoure pour passer au stade pupe en se momifiant. Après quelques jours, on voit émerger des adultes qui s’accouplent et pondent des œufs sur les chenilles. La durée totale du cycle sur la chenille varie entre 8 à 12 jours et de nouveaux invendus peuvent apparaître en une semaine. Ceci fait d’Habrabracon hebetor un agent de lutte biologique efficace dans la lutte contre la mineuse de l’épi.

Habrobracon hebetor parasitant une larve

© Garba M. DGPV, Capture d’écran

Méthode simple et efficace en milieu paysan

La production de masse des guêpes se fait au laboratoire dans des petites boîtes. Après l’émergence, les adultes sont laissés pendant 24 heures pour l’accouplement. Ensuite, ils sont transférés dans d’autres endroits, en présence des chenilles, pour le parasitisme. Avant le lâcher, les individus doivent passer par une période d’incubation de 48 heures, leur permettant de pondre sur toutes les chenilles. Enfin, la guêpe est conditionnée dans des petits sacs de 15 à 20 cm qui sont fournis aux agriculteurs qui les installent dans leur champ à l’abri des intempéries. Chaque sac contient 50 à 100 g de mil, 2 femelles de la guêpe et 25 chenilles de Corcyra cephalonica. Cette dernière est utilisée comme hôte de substitution ou alternatif dans laquelle les larves de H hebetor se développent.

Au niveau du village, après une séance de formation et de sensibilisation, les sacs de lâcher sont confiés aux paysans. Une fois placé dans le champ, un sac peut libérer environ 200 parasitoïdes adultes durant une période de deux semaines. Les jeunes guêpes adultes qui émergent vont se rependre dans le champ de mil pour parasiter les chenilles de la mineuse de l’épi.

La particularité de cet insecte indigène, bien adapté aux conditions climatiques nigériennes, est qu’il peut être présent (disponible) durant toute l’année.

Planning familial chez Habrobracon hebetor

Après l’accouplement, la chenille rode autour de la chenille immobilisée. Elle l’attaque pour mesurer la quantité de nourriture en fonction du nombre de l’œuf à pondre, une façon de d’assurer un bon fitness à sa progéniture.

Une méthode de lutte biologique prometteuse importée dans beaucoup de pays dans le monde

Le contrôle biologique des lépidoptères à travers l’utilisation de la petite guêpe est de nos jours largement rependu dans le monde. Cette nouvelle technologie de lutte alternative aux pesticides chimiques et respectueuse de la santé des consommateurs et de l’environnement est exportée dans plusieurs pays de la sous-région (Burkina Faso, Mali, Nigeria, Sénégal) au vue de son efficacité en milieu paysan. En Iran, la petite guêpe est utilisée dans la lutte contre la pyrale des dattes.

Perspectives dans l’utilisation de Habrobracon hebetor

L’utilisation de H. hebetor pour lutter contre la noctuelle de la tomate (Helicoverpa armigera), et la mineuse de la tomate (Tuta absoluta) est en cours d’essai par des chercheurs au Niger. Pour une meilleure compréhension des interactions entre la guêpe et la mineuse de l’épi, 26 microsatellites ont été développés. Cet important arsenal moléculaire très promoteur est un outil incontournable dans l’étude de la génétique des populations de plusieurs espèces de Braconidae utilisées en biologique contre les lépidoptères ravageurs des cultures.

Vidéo réalisée par Garba Madougou, Direction Générale de la Protection des Végétaux, Ministère de l'Agriculture et de l'Elevage