Vente de poulet sur un marché commune de Say

Bulletin Albichir n°126 : Analyse approfondie des marchés et de la sécurité alimentaire

Comme l’accoutumé, le Système d’Information des Marché Agricoles (SIMA) et ses partenaires donnent la température des marchés agricoles au Niger. Le Bulletin Albichir n°126 fournit une analyse approfondie des marchés et de la sécurité alimentaire pour le mois de mars.

Au mois de mars 2020, malgré la pandémie du Covid-19 et les effets qu’elle induit, l’approvisionnement des marchés demeure globalement satisfaisant pour la plupart des marchés situés en zone de grande production. On note aussi la disponibilité des produits horticoles (chou pommé, pomme de terre, patate douce, ignames, etc.) qui contribuent également à la diversité alimentaire des populations. Toutefois, l’approvisionnement reste relativement moyen pour les marchés des zones à dominance pastorale et faible pour les marchés de l’extrême nord du pays et des régions sous état d’urgence du fait de l’insécurité civile notamment dans les régions de Diffa et Tillabéry.

Points saillants

  • Hausse saisonnière des prix moyens des céréales sèches (mil, sorgho, riz et maïs) et produits de rente (ail, arachide et souchet) du fait de l’épuisement progressif des stocks paysans, de la forte demande des commerçants et des consommateurs et des mesures préventives (interdiction des transports en commun, etc.) prises par l’Etat dans le cadre de la lutte contre la pandémie du Covid-19;
  • Différentiel de prix du maïs entre marchés transfrontaliers d’approvisionnement et marchés nationaux de consommation toujours incitatif pour les commerçants à poursuivre les importations à partir de Malanville/Benin, Namouno/Burkina Faso et Jibia, Mai Adoua/Nigeria;
  • Des prix constants du mil en hausse par rapport à ceux de mars 2019 et par rapport à la moyenne des cinq dernières années sur tous les marchés des chefs-lieux des régions;
  • Des termes de l’échange en défaveur des éleveurs, des producteurs vendeurs du bétail;
  • Une bonne capacité d’accès au mil, pour les producteurs vendeurs d’oignon et du niébé;
  • Des taux de change (FCFA/Naïra) défavorables aux exportations des animaux et des produits de rente vers le Nigéria bien que les frontières restent fermées.
Source: simaniger.cilss.int

5 Responses