Cereals

ICRISAT Met à la Disposition des Agriculteurs une Base de Données Moderne sur les Semences

 

Un catalogue digitalisé fournissant des informations sur la qualité et la disponibilité des semences est actuellement disponible pour les agriculteurs d’Afrique sub-Saharienne. Cet outil innovant mis en place par ICRISAT permettra aux agriculteurs dans beaucoup de pays d’avoir facilement accès aux informations sur les variétés selon les zones agroécologiques.

Dans beaucoup de pays africains, les petits exploitants agricoles font face à d’énormes problèmes dans l’acquisition des semences de qualité à cause de l’insuffisance d’informations. Pour cela, ICRISAT (International Crops Research Institute for the Semi-Arid Tropics) a mis en œuvre un catalogue digitalisé et une feuille de route pour les professionnelles du secteur semencier ainsi que pour les agriculteurs.

Catalogue digitalisé des semences ICRISAT
Feuille de route digitalisée des variétés de semences / Screenshot

Selon les experts de l’ICRISAT, ce catalogue permettra aux agriculteurs d’avoir accès à des semences de qualité à temps, gage d’une véritable révolution agricole et la lutte contre l’insécurité alimentaire en Afrique.

A l’échelle nationale, la feuille de route permettra aux Etats et aux acteurs du secteur semencier (les petits producteurs semenciers et le secteur privé) de planifier, produire, gérer et pourvoir des semences de qualité à l’endroit des petits exploitants agricoles dans leur localité respective.

Ces deux outils, le catalogue digitalisé et la feuille de route sont disponibles sur le site de l’ICRISAT. Le catalogue contient actuellement des informations sur 242 variétés réparties au sein de 7 espèces de plantes que sont : le mil, le niébé, l’arachide, le sorgho, le haricot, le pois chiche et l’éleusine.

Catalogue digitalisé des semences de l'ICRISAT tableau des variétés
Catalogue digitalisé de l’ICRISAT, Liste des variétés par pays / Screenshot
Aliment bétail vendu sur un marché de Niamey

Enquête nationale sur la vulnérabilité à l’insécurité alimentaire des ménages

Résumé exécutif de l’enquête nationale sur la vulnérabilité à l’insécurité alimentaire des ménages en milieu rural au Niger

Le présent document présente les résultats préliminaires de l’enquête nationale sur la vulnérabilité à l’insécurité alimentaire des ménages en milieu rural au Niger, à l’issue de la campagne agropastorale 2017. Cette enquête nationale réalisée sur un échantillon de 18 366 ménages a concerné la quasi-totalité du milieu rural, les chefs-lieux des départements inclus.

Sur le plan agricole, la campagne agropastorale de l’hivernage 2017 s’est achevée avec un bilan céréalier provisoire légèrement excédentaire (excédent de 28 680 tonnes). Cependant, ces chiffres cachent des disparités d’une région à l’autre. Ainsi, 31% des villages agricoles (soit plus de 4,6 million habitats) ont été déclarés déficitaires.

Sur le plan pastoral, la campagne s’est soldée par un bilan fourrager déficitaire estimé à 10 941 003 tonnes de matière sèche, soit 41% des besoins du cheptel résident.

En outre, l’analyse des données par les services techniques de l’Etat et de ceux des autres institutions partenaires font ressortir plusieurs paramètres alarmants. Il s’agit notamment du degré de vulnérabilité des populations et d’une éventuelle hausse des prix des principales céréales. A l’issue de ce constat, l’Etat en partenariat avec d’autres acteurs a organisé une enquête auprès des ménages en milieu rural pour mieux appréhender la situation de vulnérabilité à l’insécurité alimentaire des populations.

Objectif de l’enquête

L’objectif global de l’enquête est d’évaluer et de caractériser la vulnérabilité à l’insécurité alimentaire des ménages en milieu rural et de dégager les perspectives alimentaires pour les prochains mois dans l’ensemble du pays.

L’enquête va également permettre de mieux connaître les causes et les mécanismes liés à la vulnérabilité, ainsi que les effectifs et les caractéristiques essentielles des personnes vulnérables en milieu rural.

Résultats de l’enquête

Cette partie traite de plusieurs questions :

  • combien de personnes sont en insécurité alimentaire ?
  • dans quelles localités sont-elles localisées ?
  • quels sont les ménages en insécurité alimentaire ?

Le Gouverneur de la région de Maradi M Zakari Oumarou (au milieu)

Accords commerciaux entre la région de Maradi et Dantata Group

Lors d’une conférence de presse convoquée à Maradi et à l’issue d’une réunion de haut niveau, le gouverneur de Maradi a annoncé à la population les accords commerciaux signés entre la région et Dantata Group (ou Alasawa) du Nigeria sur la création de 3 grandes industries à Maradi.

Le gouverneur de Maradi Monsieur Zakari Oumarou a animé le lundi 08 décembre 2018 une conférence de presse au cours de laquelle il a informé l’opinion nationale et internationale de la signature d’importants accords commerciaux entre la région de Maradi et Danata Group communément appelé Alasawa. En plus de sa position géostratégique (située au centre sud du pays et à la frontière avec plusieurs États du Nigeria), la région de Maradi regorge d’énormes potentialités agropastorales. Selon le gouverneur, Maradi entretient aussi des liens commerciaux séculaires avec plusieurs États du Nigeria notamment celui de Kano (capitale économique du nord du pays).

Les accords commerciaux ont porté sur la création de trois grandes sociétés. Il s’agit de :

  • une industrie agrochimique pour la fabrication d’engrais chimiques ;
  • une industrie agroalimentaire pour la production de viande ;
  • une industrie pour la fabrication d’aliments bétail.

Un projet à forts impacts socioéconomique et environnemental pour le pays

L’installation de ces trois sociétés dans la région va sans doute donner un coup de pouce au tissu économique régional et national. Des emplois seront créés pour des milliers de jeunes nigériens. En plus de cela, la réalisation de cet important projet verra également la rénovation et la création de plusieurs infrastructures, en particulier l’aéroport de Maradi à partir duquel seront acheminés, vers l’extérieur, les produits fabriqués.

Sur le plan environnemental, la mise en place du projet de production d’aliments bétail va contribuer à :

  • une meilleure valorisation de la biomasse végétale ;
  • la réduction des pertes des résidus après la culture ;
  • la lutte contre la pollution de l’environnement par la réduction des gaz à effet de serre.

Adapted from VOA Hausa by Salifou Aminou, CSAN Niger/Bioengineering and Agri-Business Consulting